En commençant ce récit je ne sais pas encore sur quoi je vais écrire. Un peu comme l’histoire de tout être vivant qui commence à vivre sans vraiment savoir ce qu’il va faire. Mais tout en faisant mes premier pas, je me rends compte que je savais déjà sur quoi j’allais écrire. C’est précisément la le sujet de ce récit : Choisir ce qu’on va écrire sur les pages de notre vie.
Ça nous prends des fois toute une vie pour décider ce qu’on veut faire, mais souvent ca ne nous prends que quelques secondes pour le réaliser. Car ce qu’on veut réaliser est déjà embryons au moment même ou on décide de le faire. Du moment que la bête se crée dans les entrailles de notre pensé, quelque soit cequ’on fait, chaque pas qu’on pose, et chaque petite action qu’on entreprend, nous mènent directement et inévitablement vers sa naissance. Consciemment ou inconsciemment, nous devenons créateurs de notre propre destin. Ça prend souvent des sacrifices, mais qu’on le veuille ou pas, on les fera car la bête se nourrira de notre vie et se servira de nous pour voir le jour. On a toujours la possibilité d’avorter, mais qui peut facilement se séparé d’un fœtus qui est déjà devenu partie intégrale de notre existence. Ceci dit, Beaucoup de gens décident d’avorter et abandonner, tuer le fœtus pour gagner leur liberté au risque d’endommager leurs utérus créateurr de rêves. Mais certaines personnes endurent la grossesse et permettent à la bête de grandir dans leurs entrailles, et quelque soit le mal ou le bien que ca fasses, ils porteront ce fardeau le temps que ça prendra. Car se genre de bête, indépendamment de sa taille, peut prendre beaucoup de temps pour se constitué et être prêt á voir le jour.
Cherqaoui en GrimaceMon père est une de ces personnes qui ont été complètement possédé par une bête. La sienne est sauvage et ne s’attrape que dans les savanes les plus arides. Une bête qui a soif d’eau et d’air pure, d’espace et de verdure. Une bête qui agonise dans la ville et qui est allergique à la race urbaine et sophistiqué. Depuis qu’elle grandit dans ses entrailles, mon père est un autre homme. Un homme divisé entre son propre bonheur et celui de la bête.

Mais la bête ne dort jamais, Cherquaoui Fermeelle sait ce qu’elle veut et elle l’aura. Ce n’était qu’une question de temps avant que mon père quitte, sa femme, sesenfants, la ville et le monde moderne pour disparaître dans la nature. La bête était servit et le fœtus grandissait maintenant doucement mais sûrement dans l’environnent qui lui convenait : Entre les paysans, la nature et l’odeur de la terre. Elle a pris des décennies d’incubation, mais maintenant elle est complète et prête à sortir. Vue Aerienne de ZaerLe moment de l’accouchement s’approche, enfin mon père pourra regarder la bête dans les yeux pour oublier tout ces moments de souffrances. Enfin il pourra l’offrir au monde pour qu’elle gambade et rejoigne le troupeau. Car oui, troupeau il y a, des milliers de gens dans le monde ont porté la même bête que mon père, et avec toutes ces bêtes réunis, le troupeau fera enfin assez de bruit pour se faire entendre et faire trembler la terre sur son passage. Cette bête est le rugissement ultime de la nature, les pleures de notre terre, les cris de nos paysans et la voix de nos générations futures.

Écoutons ce qu’elle a à nous dire !

Ayoub Cherkaoui