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Visite du Roi d’Espagne à Sebta et à Melillia : La vague des protestations se poursuit |
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FRONTPAGE_NO_TRANSLATION_AVAILABLE 6000 personnes ont manifesté, hier, devant le poste frontière
de Bab Melillia, contre la visite controversée du Roi Juan Carlos. Les
réactions de condamnation se sont poursuivies à l’échelle nationale.
Pas moins de 6000 personnes se sont massées, hier, aux portes
de Melillia pour protester contre l’arrivée du Roi Juan Carlos dans ce
préside occupé. Ce grand sit-in, qui fait suite au rassemblement
gigantesque organisé, lundi, devant Bab Sebta, a été ponctué de slogans
dénonciateurs du voyage de deux jours effectué par le Roi d’Espagne
Juan Carlos, en compagnie de la Reine Sofia. Initié par le Comité de
coordination des composantes de la société civile, ce sit-in a été
l’occasion pour réitérer l’attachement indéfectible du Maroc, toutes
composantes confondues, aux deux villes marocaines spoliées. Plusieurs
parlementaires, des représentants d’organisations politiques et
syndicales se sont associées à cet élan patriotique.
Les
participants, qu’arboraient le drapeau national, ont notamment scandé
des slogans dénonçant énergiquement la visite du Souverain espagnol
qu’ils ont qualifiée «d’atteinte à la dignité et à la souveraineté du
Maroc».
Le Souverain espagnol, arrivé hier matin à Melillia, a
également été «accueilli» avec une manifestation de protestation
organisée par des concitoyens résidant dans ce préside occupé.
Les
forces de sécurité espagnoles sont intervenues pour juguler cette
manifestation. Le député Yahia Yahia, président de l’association
d’amitié maroco-espagnole, a été interpellé par les forces de l’ordre
espagnoles, suite à un appel pour organiser une conférence de presse.
M. Yahia, l’un des membres dirigeants du parti Al Ahd, a été libéré
après avoir été soumis à un interrogatoire.
Parallèlement à ces
manifestations d’indignation, d’autres sit-in ont été organisés dans
différentes villes du Royaume. A Settat, Agadir, Marrakech, Errachidia,
et dans d’autres villes du Royaume, plusieurs composantes associatives
ont observé des sit-in dans les centres-villes au cours desquels elles
ont scandé des slogans contre «la provocation» espagnole «visant
l’intégrité territoriale du Maroc et consacrant l’occupation».
«Les
Marocains sont en droit d’exprimer leur colère contre la visite du Roi
d’Espagne aux villes marocaines de Sebta et Melillia», a déclaré à une
chaîne de télévision arabe le ministre de la Communication,
porte-parole du gouvernement, Khalid Naciri.
Le responsable
marocain a précisé que «la balle est maintenant dans le camp espagnol
qui est appelé à affirmer sa disposition à dialoguer et à se concerter
avec le Maroc pour un règlement définitif de cette question par voie de
négociations».
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Sarkozy au Maroc : dans l’intimité d’un voyage royal |
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Nicolas Sarkozy affronte une situation inédite : une visite d’Etat sans Première dame. Mais il est venu au Maroc avec ses fils Pierre et Jean. Une présence réconfortante. Lundi 22 octobre, le président paraît fatigué. « J’avais très mal à la gorge. J’ai dégusté », avouera-t-il. Le lendemain, il retrouve son énergie pour une journée marathon : discours à Rabat devant le Parlement marocain, puis à Tanger, afin d’exposer son projet d’Union méditerranéenne... Enfin, retour à Marrakech, pour une soirée féerique au palais, à la table du roi Mohammed VI. Privilège rare, le souverain chérifien l’accueille dans un salon privé en compagnie des membres les plus proches de sa famille. Les deux hommes retrouvent ensuite 400 convives pour le dîner d’Etat, dans une cour intérieure abritée d’un dais rouge et vert, aux couleurs nationales. « Vous êtes roi et je suis président de la République, dira Nicolas Sarkozy. Nos mandats ne s’inscrivent certes pas dans la même durée, et, pourtant, nous représentons la même génération. »
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